Literature, Environment and Ecology

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La Malchimie : De la littérature pour traiter la terre. Entretien de Gisèle Bienne avec Pierre Schoentjes

« Les « poisons » contenus dans les pesticides de Bayer, Syngenta et Monsanto ont donc, pendant plusieurs décennies, agi lentement, sournoisement, sur l’organisme des hommes. Plus rapidement sur celui des insectes et des petits mammifères qui vont disparaître de ces terrains d’action puis de l’environnement. La pollution touche la terre, l’eau, l’air, le vivant. C’est d’une tristesse infinie. »

 Feminizing Wilderness Writing in the Anthropocene. An Exchange between Ida Olsen and Abi Andrews, Author of “The Word for Woman is Wilderness” (2018)

“There is still a dichotomy of human vs nature within ‘nature writing’, and writers that write about ‘nature’ are still largely male, white, middle class writers with specialist ‘naturalist’ knowledge. I don’t think we have time in our rapidly simplifying life-web to think that everything other than human is the domain of only ‘nature writers’ and their readers. Every writer is a nature writer now”

La littérature au service de l’animalisme, l’animalisme au service de la littérature. Échange entre Camille Brunel et Hannah Cornelus autour de “La Guérilla des animaux”

“Je n’aime pas l’idée d’une littérature qui se contente de divertir, probablement parce que c’est une posture que je trouve un peu hypocrite dans la mesure où on n’échappe jamais à sa petite propagande, même si on n’écrit que des haïkus […] l’animalisme est d’ores et déjà saturé de textes militants, tandis que la littérature est beaucoup plus timorée – peut-être parce que les écrivains ont tendance à revendiquer une forme d’apolitisme, par honnêteté ou par crainte de passer pour des idéologues.”

THE WORD OF THE MOMENT

 

SCHIFF ERDE

Sooft wir von Ratten hörten, die, nach menschlichem Urteil, feige ein Schiff verlassen hatten, so prompt wurde uns wenig später der Untergang des verlassenen Schiffes bestätigt. Es stimmt, rief die Rättin. Dieser Satz hat unseren Ruf gefestigt. Doch als es zum Schluß um das Schiff Erde ging, bot sich kein Planet zum Umsteigen an. Deshalb suchten wir unterhalb der menschlichen Bunkersysteme, Hoch- und Tiefbauten unterwühlend, Zuflucht. Auch legten wir Vorräte an, was während der Humanzeit nur die bengalische Reisratte tat.

Günter Grass, Die Rättin, München, Deutscher Taschenbuch Verlag, 2015, S. 67-68.

May 2019
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